icone casque et enveloppe pour l'onglet contactez-moi
Contactez-moi
icone casque contactez-moi
Demander un devis
Voyage en Italie
Bien voyager en
Italie
le guide Amplitudes

Change et pourboires : la monnaie en Italie

Entre deux espressos romains, les pièces tintent dans les mains des Italiens. L'euro circule, les cartes bancaires se multiplient, mais l'espèce reste reine dans bien des échoppes. Avant de partir, vous vous posez forcément la question : comment payer sur place ? Faut-il laisser un pourboire à votre chauffeur de taxi ? Combien prévoir pour une semaine à Venise ou en Toscane ?Ce guide vous accompagne pas à pas. Vous y découvrirez le fonctionnement de la monnaie en Italie, les bons réflexes pour convertir vos euros, les usages autour du pourboire et les astuces pour maîtriser vos dépenses. Enfin, nous aborderons la question sensible de la mendicité et les gestes solidaires à privilégier. De quoi voyager l'esprit tranquille.

Description

Comment payer en Italie ?


Quelle est la monnaie en Italie ?

L'euro (€), la monnaie commune européenne, est la monnaie officielle de l'Italie depuis le 1er janvier 1999. Cette devise unique circule également au Vatican et à Saint-Marin, deux micro-États enclavés sur le territoire italien. Les billets en euros existent en coupures de 5, 10, 20, 50, 100, 200 et 500 euros. Les pièces, elles, se déclinent en 1, 2, 5, 10, 20 et 50 centimes, ainsi qu'en 1 et 2 euros.

Les pièces italiennes arborent des motifs qui célèbrent le patrimoine artistique et architectural du pays. La pièce de 1 euro représente l'Homme de Vitruve de Léonard de Vinci, tandis que la pièce de 50 centimes met en valeur la statue équestre de Marc Aurèle. Sur la pièce de 10 centimes, on retrouve La Naissance de Vénus de Botticelli. Enfin, le Colisée de Rome orne fièrement la pièce de 5 centimes. Ces dessins ont été soumis à un comité technique et artistique national avant leur adoption définitive.

L'euro a remplacé l'ancienne lire italienne à un taux de conversion fixe. Depuis 2002, les billets et pièces en euros ont cours légal sur l'ensemble du territoire. Comme dans tous les pays de la zone euro, vous pouvez utiliser vos euros français sans aucun souci en Italie. Aucune raison de passer au bureau de change.

Quelle était la devise avant l'euro ? La lire italienne

La lire italienne (ITL) fut l'ancienne unité monétaire de l'Italie du 17 mars 1861 au 28 février 2002, date de son remplacement par l'euro. Divisée en 100 centimes, elle accompagna l'unification du royaume d'Italie sous Victor-Emmanuel II. Cette devise nationale structura l'économie italienne pendant 141 ans, malgré une dépréciation constante au XXe siècle. Les dernières années furent marquées par une inflation importante, obligeant les Italiens à manipuler des millions de lires pour des achats courants. Le taux de conversion fixe établi lors du passage à l'euro était de 1 936,27 lires pour 1 euro, marquant la fin d'une époque monétaire riche en histoire.

Où retirer vos billets durant votre circuit en Italie ?

Les distributeurs automatiques de billets, appelés bancomat en Italie, sont omniprésents dans les villes comme dans les villages. Vous en trouverez facilement à proximité des gares, sur les places principales et dans les zones commerciales. Ces distributeurs acceptent les cartes bancaires internationales Visa, Mastercard et American Express.

Avant de partir, pensez à prévenir votre banque de votre voyage pour éviter qu'elle ne bloque votre carte par mesure de sécurité. Renseignez-vous également sur les frais bancaires appliqués aux retraits à l'étranger. Dans la zone euro, les conditions tarifaires sont généralement identiques à celles en vigueur en France. Certaines cartes bancaires offrent même la gratuité complète des retraits, tandis que d'autres prévoient un nombre de retraits gratuits par mois.

Attention aux plafonds de retrait imposés par les distributeurs italiens. Ils varient selon les banques locales et peuvent limiter le montant que vous pouvez retirer en une seule opération. Pour les grosses sommes, mieux vaut prévoir plusieurs retraits ou passer directement par votre hôtel.

Cartes bancaires, billets ou pièces : comment paie-t-on en Italie ?

Les cartes bancaires internationales sont acceptées quasiment partout en Italie. Restaurants, hôtels, supermarchés, stations-service et grandes boutiques équipent leurs caisses de terminaux de paiement. Visa et Mastercard dominent largement le marché, tandis qu'American Express reste moins répandue dans les petits commerces.

Dans la zone euro, les paiements par carte bancaire sont gratuits. Vous ne payez aucun frais supplémentaire par rapport à ce que vous réglez en France. Votre compte est débité au taux de change officiel, sans commission additionnelle de votre banque. 

Gardez tout de même une réserve d'espèces sur vous. Certains petits musées, galeries d'art, boulangeries traditionnelles et échoppes de quartier n'acceptent que le liquide. Dans les marchés de plein air, les commerçants préfèrent largement les billets et pièces. Prévoyez aussi des petites coupures pour les cafés express que vous dégusterez debout au comptoir.

Les Italiens utilisent volontiers leur carte Bancomat pour les paiements quotidiens. Cette carte de débit locale fonctionne comme nos cartes bancaires françaises. Vous pouvez continuer d'utiliser votre carte française sans problème, même si le coût d'une carte de crédit italienne peut parfois être plus élevé qu'une carte française.

Un conseil pratique : vérifiez vos plafonds de paiement et de retrait avant de partir. Adaptez-les si nécessaire pour éviter de vous retrouver bloqué lors d'un achat important ou d'une réservation d'hôtel.

Quels risques d'arnaques ou d'escroqueries éviter sur place ?

L'Italie reste une destination sûre, mais quelques précautions s'imposent pour éviter les désagréments. Les arnaques aux distributeurs automatiques existent, même si elles restent rares. Surveillez toujours les environs lorsque vous retirez de l'argent, comme vous le feriez partout ailleurs. Méfiez-vous des personnes qui s'approchent trop près pendant que vous composez votre code.

Le skimming figure parmi les techniques de fraude les plus répandues. Des malfaiteurs installent des dispositifs discrets sur les fentes de cartes bancaires pour copier vos données. Examinez toujours le distributeur avant de l'utiliser. Si la fente de la carte vous semble anormale ou si un élément paraît avoir été rajouté, changez de distributeur.

Certains restaurants appliquent ce qu'on appelle le coperto, une taxe exceptionnelle pour le pain et les couverts. Cette pratique légale peut surprendre, surtout dans les zones touristiques où les montants grimpent parfois de manière excessive. Vérifiez toujours le menu avant de vous installer et n'hésitez pas à demander des clarifications.

AMPLITUDES Créateur de Voyage

À peine deux heures de vol et le décor change. Sept jours suffisent pour une immersion totale, de la pierre chaude des Pouilles aux reflets du lac Majeur. On oublie la logistique pour ne garder que le plaisir. Nos itinéraires maîtrisés transforment cette courte escapade en véritable grand voyage. La porte d'à côté n'a jamais été aussi dépaysante.

Quel montant de pourboire donner lors de votre voyage en Italie ?


Comme en France, le service est généralement compris dans l'addition au restaurant. Pourtant, quelques euros glissés sur la table sont toujours appréciés quand le service a été de qualité. Contrairement aux États-Unis où le pourboire représente une part importante du salaire des serveurs, les professionnels italiens reçoivent un salaire fixe. La mancia reste donc un geste de courtoisie, une habitude, non une obligation. 

Attention, certains établissements facturent le coperto, ce fameux supplément pour le pain et les couverts. Une survivance des auberges médiévales où l'on apportait sa propre nourriture. Ce montant fixe, entre 1,50 € et 3 € par personne selon les régions, couvre l'entretien de la nappe, la vaisselle et le pain servi d'office. Ce n'est pas un pourboire destiné au serveur. Voici comment vous y retrouver selon les situations.

À un taxi : arrondir à l'euro supérieur

Les chauffeurs de taxi italiens n'attendent pas de pourboire. Vous pouvez néanmoins arrondir le montant de la course à l'euro supérieur, surtout si le chauffeur vous a aidé avec vos bagages ou partagé de bons conseils locaux. Ajouter 1 ou 2 € au prix affiché sur le compteur reste un geste de courtoisie apprécié, sans être une règle. Dans les grandes villes comme Rome ou Milan, cette pratique est courante parmi les voyageurs, moins systématique chez les locaux.

Le service est-il compris dans les bars, cafés et restaurants ? Quel pourcentage laisser ? 

Dans les pizzerias et trattorias familiales, laisser 1 ou 2 € sur la table suffit amplement si vous avez apprécié le repas. Pour les restaurants plus chics ou gastronomiques, vous pouvez envisager entre 5 % et 10 % de l'addition totale.

Vérifiez toujours le bas de votre note : si la mention servizio incluso apparaît, le service est déjà facturé et vous n'avez aucune obligation de rajouter quoi que ce soit. De même, si le coperto est élevé, vous pouvez considérer que le geste a déjà été fait. Dans les zones très touristiques comme Venise ou Florence, certains établissements ajoutent automatiquement 10 % à 15 % de service à l'addition finale. Lisez bien le menu avant de vous installer.

Si vous prenez un simple espresso au comptoir (al banco), vous verrez souvent une petite coupelle près de la caisse. L'usage veut que vous y laissiez les petites pièces de monnaie rendues, 10 à 50 centimes suffisent. Pour un service à table dans un café ou un bar, vous pouvez laisser la monnaie sur la table, mais ce n'est pas systématique. Gardez en tête, pour éviter les mauvaises surprises, que le prix d'une consommation varie selon que vous soyez au comptoir ou en terrasse.

Faut-il laisser un pourboire au porteur de bagages et au personnel de l'hôtel ?

Dans les établissements haut de gamme, la règle est de laisser un pourboire de 5 € pour le bagagiste, surtout si vous avez plusieurs valises. Pour le personnel de ménage et les femmes de chambre, 1 à 2 € par jour constituent un geste apprécié, que vous pouvez laisser sur l'oreiller ou la table de nuit en fin de séjour.

Certains membres du personnel refuseront d'abord votre geste par courtoisie, n'hésitez pas à insister gentiment si vous souhaitez vraiment remercier un service exceptionnel. Dans les hôtels de catégorie moyenne ou les bed & breakfast, ces pourboires restent facultatifs.

À votre guide ou chauffeur privé

Pour les visites guidées en groupe, il est de coutume de laisser entre 5 et 10 € par personne, en fonction de la durée et de la qualité de la prestation. Pour une excursion privée à la journée, vous pouvez envisager 10 à 20 € de geste de reconnaissance selon votre appréciation du service.

Les guides touristiques indépendants, qui ne perçoivent pas toujours de salaire fixe, comptent davantage sur ces gratifications. Dans le cadre de circuits organisés avec chauffeur privé, un pourboire similaire est apprécié, particulièrement si le conducteur a fait preuve de flexibilité ou partagé des anecdotes locales enrichissantes. Remettez le pourboire en mains propres.

Retrouvez
la brochure
Amplitudes

Découvrir

À mi-chemin entre la brochure et le magazine de voyage, cet objet papier, unique et singulier, incarne à merveille notre envie de partager notre passion pour la découverte. Au fil des pages, découvrez des articles inspirants, des interviews et des idées d'évasion, fruits d'une collaboration exceptionnelle avec des figures majeures du monde de la gastronomie, du voyage, de la photographie, et bien plus encore. Une poignée de destinations, soigneusement sélectionnées, y sont mises à l’honneur, toutes empreintes de l'esprit Amplitudes.

Est-ce que la vie est chère en Italie ?


Comparable à la France, le coût de la vie en Italie varie considérablement selon les régions. Le Nord, avec ses grandes métropoles économiques comme Milan ou Turin, affiche des tarifs généralement plus élevés que le Sud. Mais attention : certaines destinations touristiques, même méridionales, peuvent pratiquer des prix qui rivalisent avec ceux des villes septentrionales. Venise, par exemple, reste l'une des villes les plus onéreuses du pays, quelle que soit la gamme de l'établissement.

Côté gastronomie : manger bien sans se ruiner

L'Italie offre un excellent rapport qualité-prix en matière de gastronomie. Il est facile de se régaler sans vider son portefeuille grâce aux pizzerias, restaurateurs de quartiers et trattorias familiales que vous trouverez partout. Dans ces adresses authentiques, comptez entre 10 € et 16 € pour un repas complet (entrée, plat, dessert) selon les régions. Un espresso au comptoir vous reviendra à 1 € à 1,50 €, tandis qu'un cappuccino coûte environ 1,70 €. Pour une pizza classique, prévoyez entre 7 € et 12 €.

Les supermarchés proposent des produits similaires à ceux de France, à des tarifs comparables. Vous y trouverez de quoi pique-niquer intelligemment entre deux visites. Mais attention : certaines villes comme Venise pratiquent des prix nettement plus élevés. Dans la Cité des Doges, un simple repas dans une trattoria peut grimper à 25 € ou 30 €, et un restaurant proche de la place Saint-Marc peut facilement atteindre 40 € par personne.

Dans les établissements étoilés du Nord, les menus dégustation démarrent autour de 70 € et peuvent dépasser 150 € dans les adresses les plus prestigieuses.

Petit détail qui compte : certains restaurants facturent le pain et les couverts (le coperto), entre 1,50 € et 4 € par personne. L'eau en bouteille est également payante, comptez 2 € à 3 €. Ces frais s'ajoutent à l'addition finale.

Côté transports : pass touristiques, trains et vaporetti

Le coût des transports peut rapidement s'alourdir, mais les pass touristiques permettent d'amortir ces dépenses intelligemment. À Florence, la Firenze Card (85 € pour 72 heures) donne accès à plus de 70 musées et sites, avec coupe-file inclus. Si vous prévoyez de visiter plusieurs monuments, l'investissement est vite rentabilisé.

À Venise, le Pass ACTV propose des formules de 24 heures (25 €), 48 heures (35 €) ou 72 heures (45 €) pour un accès illimité aux vaporetti et aux bus. Sachant qu'un trajet simple en vaporetto coûte 9,50 €, le pass devient vite indispensable. Pour les Cinque Terre, la Cinque Terre Card (à partir de 18,20 € pour une journée) combine l'accès aux sentiers de randonnée et les trajets en train régional entre les villages.

Pour les déplacements entre villes, le train reste la solution la plus économique. Le Trenitalia Pass, réservé aux voyageurs étrangers, démarre à 139 € pour trois trajets en trains régionaux et Intercity. Une formule flexible qui permet de découvrir le pays sans se ruiner. Les trains régionaux coûtent entre 5 € et 20 € selon la distance, tandis que les trains rapides Frecciarossa affichent des tarifs plus élevés (de 30 € à 80 € selon la classe et la destination).

Côté activités : musées, parcs nationaux et visites guidées

Les mineurs issus d'un pays de l'Union européenne bénéficient de la gratuité dans les musées et les sites culturels nationaux. Un avantage non négligeable pour les familles. Par ailleurs, tous les premiers dimanches du mois d'octobre à mars, les musées d'État ouvrent leurs portes gratuitement. Une belle occasion de visiter le Colisée, les Offices de Florence ou la Galerie Borghese de Rome sans débourser un centime (attention toutefois : affluence garantie et réservation parfois obligatoire).

Pour les adultes, les tarifs d'entrée oscillent entre 10 € et 20 € selon les sites. La Galerie des Offices à Florence coûte 20 €, le Colisée et le Forum romain 18 €. Les pass touristiques mentionnés plus haut permettent de réduire ces frais, notamment à Venise où l'entrée au Palais des Doges seul coûte 30 €.

Hors des grandes villes, les tarifs varient selon le type d'activité mais restent sensiblement similaires à la France. Un survol en montgolfière au-dessus de la Toscane ou un dîner gastronomique dans un restaurant étoilé peuvent facilement dépasser 200 € par personne. En revanche, une dégustation d'huile d'olive dans une ferme familiale ou un repas traditionnel dans une osteria de campagne vous reviendront entre 20 € et 40 €. Les Italiens savent recevoir avec générosité, et les expériences authentiques ne sont pas forcément les plus onéreuses.

Un dernier conseil : la saisonnalité influence fortement les tarifs. Voyager en basse saison (novembre à mars, hors fêtes de fin d'année) permet de profiter de prix réduits sur les vols, les hôtels et certaines activités. Votre pouvoir d'achat s'en trouvera considérablement renforcé.

L'Italie et la mendicité : comment se comporter ?


La mendicité en Italie, comme en France, reste une question profondément personnelle. Il n'existe pas de réponse universelle face à la détresse humaine. Chacun réagit selon sa sensibilité, ses moyens et ses convictions. Pourtant, certaines bonnes pratiques permettent d'agir de manière plus réfléchie et responsable.

fleche pour remonter tout en haut du site